Le rôle décisif d’un commissaire-priseur pour dévoiler une escroquerie en Aveyron.
Une vaste escroquerie aux œuvres d’art dans l’Aveyron : trois suspects interpellés et un préjudice de 750 000 euros
Le 31 mars 2026, les forces de gendarmerie de Villefranche-de-Rouergue ont procédé à l’interpellation de trois individus dans le cadre d’une enquête portant sur une escroquerie aux œuvres d’art ayant sévi dans le département de l’Aveyron. Ce dossier, suivi par le parquet de Rodez, met en lumière une opération frauduleuse sophistiquée ayant entraîné la perte d’environ 750 000 euros pour la victime.
Une arnaque orchestrée sur plusieurs mois
L’affaire commence fin 2024 lorsqu’un homme, se présentant comme intermédiaire dans le domaine de l’art, contacte une personne âgée pour lui proposer d’investir dans des objets précieux, assurant faire intervenir deux experts prétendus. Convaincue, la victime réalise une première transaction de 57 000 euros en achetant deux vases. Rassurée par cette opération, elle poursuit ses achats, acquérant notamment plusieurs bronzes pour un montant total atteignant 750 000 euros.
Pour dissimuler la véritable nature de ses investissements, les escrocs organisent des paiements indirects. La victime est notamment conduite dans une boutique d’achat d’or en région parisienne où elle acquiert pour près de 700 000 euros de pièces d’or, utilisées ensuite comme moyen de paiement dans le cadre de cette opération frauduleuse. Le montage fonctionne durant plusieurs mois, créant une illusion de transaction légitime.
Le dénouement grâce à l’expertise
Le stratagème est finalement découvert lorsque la victime, soupçonnant une fraude, décide de faire authentifier les œuvres par un commissaire-priseur. Le verdict est sans appel : les pièces d’art sont des copies ou des fausses. La victime dépose plainte, entraînant l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Rodez, confiée aux enquêteurs de la brigade de recherches de Villefranche-de-Rouergue.
Les investigations approfondies permettent d’identifier trois suspects liés à cette opération. Le dossier est alors orienté vers une information judiciaire, permettant d’approfondir l’enquête.
Interpellations et saisies
Le 31 mars 2026, lors d’une opération coordonnée, les trois suspects sont interpellés dans leur domicile. Des perquisitions menées sur place ont permis la saisie de plusieurs biens de valeur, dont des véhicules haut de gamme, des montres de luxe, un contrat d’assurance-vie estimé à 100 000 euros, ainsi que 3 500 euros en espèces. Au total, environ 410 000 euros en biens et liquidités ont été saisis.
Les suspects, placés en garde à vue, ont été présentés ce 2 avril devant un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Rodez. L’enquête se poursuit pour évaluer l’étendue des faits et rechercher d’éventuelles autres victimes de cette escroquerie.
Une priorité pour la gendarmerie
Cette affaire illustre la vigilance nécessaire face aux escroqueries patrimoniales, qui restent une cible privilégiée pour les unités d’investigation de la gendarmerie. La nécessité de faire appel à des experts qualifiés est plus que jamais soulignée par les forces de l’ordre pour éviter de tomber dans de telles arnaques.
Alors que l’enquête continue, cette opération rappelle que la prudence doit être de mise face aux propositions d’investissement dans l’art ou l’or, surtout lorsque celles-ci semblent trop belles pour être vraies. La gendarmerie invite ainsi à la vigilance et au contrôle rigoureux des experts pour protéger ses biens et ses économies.
Vous pensez être vous aussi victime de ces escrocs ?
Vous pouvez dans un premier temps contacter la gendarmerie de Villefranche-de-Rouergue par téléphone 05 65 65 19 40
Crédit photo : DR – image d’illustration générée par IA





