Manifestations : une timide reprise

11 Mai 2020

Même si le déconfinement a commencé, les manifestations redémarrent timidement. Certaines ont été reportées ou annulées par leurs organisateurs eux-mêmes. En juin, il en est ainsi du Salon des antiquaires de la place St-Sulpice (à Paris), mais aussi des vastes brocantes de Maroilles (59), Sommières (30), Carpentras (84), Marines (95), mais encore de la Foire à la photo de Bièvres (91), de la Fête des métiers d’art de St-Jean de Beauregard (reportée en septembre), de la foire d’art moderne et contemporain Art Paris, et de nombreuses brocantes parisiennes…

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Pour d’autres manifestations, des mesures restrictives ont été mises en place. A Lyon, les Puces du canal sont autorisées sous conditions (attroupements interdits, paiements par carte bancaire privilégiés, aménagement de la zone…). A Bordeaux, sur la bien connue brocante de la place Saint-Michel, seuls les marchands abonnés pourront exposer (afin de limiter le nombre de stands), des barrières seront installées pour contrôler le nombre d’entrées et de sorties, le port du masque sera obligatoire. A Albi, les Puces hebdomadaires sont limitées à 40 exposants au lieu des 60 habituels, pour espacer les stands…

Quant aux déballages pour acheteurs professionnels, qui comportent une bonne part de clients étrangers, leur avenir à court terme paraît bien bouché ; celui de Béziers du 26 juin a été supprimé. De même, la Biennale internationale des antiquaires de Paris n'aura pas lieu cette année, comme l'a annoncé le Syndicat National des Antiquaires (SNA). La présence de nombreux marchands et visiteurs étrangers aurait fait prendre trop de risques, même en septembre.

Juillet et août déjà touchés

Pour juillet, déjà des rencontres sont rayées des listes. De célèbres rendez-vous comme Narbonne, Uzès, Bonnières et Rougemont tombent à la trappe. Et même en août, Mézilles et Cany-Barville sont annulés, toujours suite à la décision de leurs organisateurs. Excès de prudence ou choix de la sagesse ? L’avenir le dira.

Plus une rencontre draine des visiteurs, moins elle a de chance d’être annoncée. La loi n’est pas d’une grande précision et peut encore changer si la situation évolue. Les préfets peuvent interdire la tenue d’un événement. Le Premier Ministre a déclaré que les festivals de plus de 5 000 personnes ne pourraient se tenir avant septembre ; ce qui ne veut pas dire que tous les rendez-vous plus petits auront bientôt lieu… Ce chiffre n’a pas été gravé dans le marbre.

A suivre…