Il était une fois le japonisme

13 Aoû 2019

Dès les années 1860, l’art japonais fleurit chez les artistes français et occidentaux. Les peintres impressionnistes, d’abord, puis les artistes Art nouveau puisent dans ce nouveau répertoire esthétique. Il en demeure aujourd’hui des créations bien cotées, mais pas inabordables.

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L’ouverture du Japon au commerce extérieur à partir de 1853 avait permis l’afflux en Europe de nombreux objets propres à nourrir les fantasmes des amateurs d’Orient : paravents, laques, éventails, porcelaines, estampes ; à tel point que l’Hôtel Drouot organise une vente dédiée à l’art japonais, une fois l’an, dès 1850.

Selon Antonin Maison, spécialiste du japonisme aux Puces de Paris Saint-Ouen, que nous avons rencontré à l’occasion de l’exposition qu’il a consacrée à ce sujet : « Le Japonisme démarre réellement lors de l’Exposition universelle de 1867 à Paris ». C’est à cette date que le Japon présente pour la première fois un pavillon national qui expose plusieurs milliers d’objets de ses différentes productions artistiques. À l’issue de l’exposition, ces objets sont vendus au public.

Dès lors, l’art japonais commence à être apprécié à grande échelle. La même année, le peintre James Tissot aménage un salon japonais dans son hôtel particulier de l’avenue Foch. Dès 1868 et les débuts de l’ère Meiji, les collectionneurs et critiques, tels qu’Émile Guimet ou Henri Cernuschi, ont la possibilité de se rendre au Japon. L’époque marque l’apogée de l’engouement pour le japonisme qui inspire les artistes.

Les arts décoratifs témoignent de ce nouvel attrait et s’amusent à détourner les codes de l’art japonais pour les appliquer à des meubles et autres objets parfaitement occidentaux. Dans son journal, Edmond de Goncourt écrit « Et quand...

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